Démocratie

Parce qu’on a besoin de toutes les bonnes idées

Le Québec est en pénurie de bonnes idées.

Ce déficit chronique prend sa source dans l’écart entre la politique partisane et les bonnes politiques publiques. Les bonnes idées sont là, mais elles remontent difficilement à la surface, et souvent trop tard.

Parce que notre mécanique démocratique est un peu brisée.

On dit que la démocratie est la « dictature de la majorité ». Au Québec, depuis 60 ans, c’est presque toujours la dictature d’une minorité, puisque 40 % des voix, parfois moins, suffisent à donner une majorité sans partage pour quatre ans.

C’est inéquitable et nuisible. En politiques publiques, votre adversaire a souvent de bonnes idées. En refusant de les considérer, on a empiré la crise de la covid. Ça ne sera pas différent pour ce qui s’en vient. On ne peut pas se le permettre.

Notre démocratie doit être améliorée. Cela inclut aussi les rapports entre les gouvernement provincial et fédéral, qui doivent aller au-delà de la lutte entre nationalistes et fédéralistes, qui ne sert personne.

On a besoin de toutes les bonnes idées, d’où qu’elles viennent.

Ça implique de voir la politique et la démocratie autrement, parce que ce qui était formidable il y a 150 ans ne l’est plus forcément aujourd’hui.

La présente section regroupe des billets abordant directement ou indirectement ce thème.

Notre mode de scrutin broche à foin

Au Québec, le lendemain d’une élection, la majorité se retrouve du côté des perdants. C’est comme ça depuis 60 ans, sauf deux fois. On peut nous comprendre d’être un peu désabusés de la politique. La dernière fois qu’un parti politique a remporté une majorité de sièges grâce à une majorité de voix, c’était en 1985, avec… Lire la suite ›

Denis Coderre et la politique d’une autre époque

Denis Coderre a perdu contre Valérie Plante hier, pour la deuxième fois de suite. La chute dans les appuis populaires a été spectaculaire. Lorsque M. Coderre a annoncé sa candidature, il avait 12 points d’avance sur sa rivale. Dimanche soir, il a perdu avec 14 points de retard, un renversement de 26 points en quelques… Lire la suite ›

Lévesque, Bourassa et la partisanerie politique

Il y a 42 ans cette semaine, le 27 octobre 1979, les turbines de la centrale La Grande-2 commençaient à tourner. Comme le montre la photo, le premier ministre de l’époque, René Lévesque, avait invité Robert Bourassa, son prédécesseur mais aussi son adversaire des trois élections précédentes (1970, 1973 et 1976). M. Lévesque était capable… Lire la suite ›

Trudeau a gagné, point barre

C’est étonnant de lire les manchettes et d’écouter les commentateurs politiques en ce lendemain d’élections. « Trudeau affaibli ». « Trudeau a perdu son pari ». Tout ce que les élections ont montré, c’est que M. Trudeau et son parti vont être difficiles à battre pour le futur envisageable.

Et le perdant est… le taux de participation!

Le taux de participation aux élections de lundi est le plus bas de toute l’histoire du pays. Il s’établisssait à 58,44 % tôt mardi matin, selon Élections Canada. À moins que le nombre d’électeurs inscrits sur place ne batte des records, ça ne devrait pas bouger beaucoup.

Pour une coalition… libéraux-conservateurs !

Ce soir, les deux tiers des Canadiens seront exclus du gouvernement. Encore. Les sondages les plus récents donnent les libéraux et les conservateurs pratiquement nez-à-nez. Mais avec tout au plus 31 ou 32 % des voix d’un côté ou de l’autre, cela signifie que deux fois plus de Canadiens auront voté contre le gouvernement que… Lire la suite ›

Mode de scrutin: quand M. Trudeau nous prend pour des valises

Le premier ministre est d’accord pour qu’on change le mode de scrutin, en autant qu’on mette en place celui qui va l’assurer de gagner. Le premier ministre sortant avait promis en 2015 que les élections tenues cette année-là seraient les dernières sous le mode actuel, qui date de plus de 150 ans.

Qui sera la véritable opposition officielle cet automne?

Seulement trois petites journées se sont écoulées depuis la rentrée parlementaire à Québec avec Gabriel Nadeau-Dubois comme chef parlementaire du deuxième groupe d’opposition, en succession à Manon Massé. Assiste-t-on à un changement de garde plus fondamental? Le passe d’armes entre le premier ministre Legault et Nadeau-Dubois sur les « wokes » a attiré l’attention de… Lire la suite ›

Le Québec compte 36 % de « wokes »

Le premier ministre François Legault et le chef du second groupe d’opposition, Gabriel Nadeau-Dubois, ont eu une passe d’armes à propos de la loi 21, qui interdit à certains employés de l’État le port de signes religieux (juges, procureurs, policiers et enseignants). Pour M. Legault, celui qui soutient la loi 21 « défend sa nation ». Les… Lire la suite ›